Ce que votre ordonnance ophtalmo révèle vraiment sur votre vision — La méthode secrète des experts pour tout comprendre rapidement

Décrypter une ordonnance d’ophtalmologiste : guide pour lire et comprendre chaque indication #

Signification des principales abréviations sur une ordonnance ophtalmo #

Nous retrouvons systématiquement des abréviations spécifiques sur chaque ordonnance, utilisées par la majorité des praticiens, notamment lors de consultations à l’hôpital Fondation Rothschild, au CHU de Bordeaux ou dans les cabinets de Docteur Marc Timsit, chirurgien ophtalmologiste à Paris. Les plus courantes sont :

  • OD pour Oculus Dexter : désigne l’œil droit.
  • OG pour Oculus Sinister : correspond à l’œil gauche.
  • ODG lorsque la correction concerne les deux yeux simultanément.
  • DS (Dioptrie sphérique), DA (Dioptrie additionnelle) liées à la mesure de correction.
  • SPH (Sphère), CYL (Cylindre) et AXE (en degrés) qui précisent la nature et l’intensité de la correction optique.
  • Pd (écart pupillaire), souvent requis par les opticiens lors du montage des verres chez Krys ou Optic 2000.

Toutes ces abréviations sont essentielles pour localiser précisément à quel œil et à quel défaut chaque mesure s’applique. À noter : selon les pays ou les praticiens, OS (œil gauche) pourra être remplacé sur certaines prescriptions par OG.

Lecture et interprétation des valeurs de la sphère (SPH) #

La colonne ou la ligne correspondant à la SPH (sphère) indique la puissance en dioptries nécessaire pour corriger la focalisation de l’œil. Il s’agit du paramètre clé pour ajuster votre myopie ou votre hypermétropie. Le Dr. Xavier Cormont, ophtalmologiste au Centre Vision du Sud, explique que plus la valeur absolue s’éloigne de zéro, plus votre amétropie est marquée :

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  • Valeur négative : typique de la myopie (incapacité à voir de loin). Exemple : SPH -2.00 D signifie une correction modérée.
  • Valeur positive : caractéristique de l’hypermétropie (difficulté à voir de près). Exemple : SPH +1.50 D indique un faible besoin de correction.
  • Certains cabinets, tels que Point Vision à Lyon, précisent également l’absence de correction par la mention « Plan ».

Comprendre la valeur de la sphère permet d’anticiper le choix du type de verre : un verre mince sera privilégié dès -4.00 D de myopie ou +3.00 D d’hypermétropie chez Essilor. Selon une étude publiée par Le CNRS en septembre 2024, 38% des prescriptions en France relèvent de corrections comprises entre -1,00 et -2,50 D.

Décrypter l’astigmatisme : le cylindre et l’axe #

L’astigmatisme, trouble affectant environ 18% des Français adultes (Source : Société Française d’Ophtalmologie 2024), se manifeste par une irrégularité de la courbure cornéenne. Sur l’ordonnance, sa correction figure sous la forme d’une valeur CYL (cylindre), proche de ± X,XX D, accompagnée d’un axe (exprimé en degrés de 0 à 180°). Ce duo est incontournable, comme détaillé lors du congrès ESCRS Paris 2024 (European Society of Cataract and Refractive Surgeons).

  • CYL négatif : correction de l’astigmatisme liée à la myopie cornéenne.
  • CYL positif : correction d’un astigmatisme d’origine hypermétrope.
  • L’axe indique l’orientation de la correction : par exemple, « -0,75 (CYL) 90° » signifie que la correction astigmatique s’applique sur un plan horizontal.

La prise en compte précise de ce couple CYL/AXE conditionne l’efficacité de la compensation optique. Chez Zeiss Vision Care, les verres pour astigmates sont usinés selon la précision de l’axe indiqué, garantissant une meilleure netteté et un confort optimal pour les porteurs.

L’addition (ADD) et la gestion de la presbytie #

L’apparition de la presbytie touche 83% des plus de 47 ans selon l’Inserm (donnée 2024). L’ADD, ou addition, représente la correction supplémentaire dédiée à la vision de près, indispensable pour la lecture ou le travail sur écran. Cette valeur, exprimée entre +0,75 D et +3,00 D, est intégrée dans la prescription pour des verres progressifs tels que le Varilux X series d’EssilorLuxottica, ou pour des verres dégressifs.

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  • L’addition s’ajoute à la correction de loin pour offrir une vision nette à toutes distances.
  • Exemple : une ordonnance mentionne OD : -1,25 (+2,50 ADD) pour un presbyte myope nécessitant une forte correction de près.

Comprendre la valeur ADD est essentiel dans le choix et la personnalisation des lunettes progressives ou des lentilles multifocales. Selon Alain Afflelou Group, les porteurs presbytes représentent désormais 29% de la clientèle en magasin, ce qui souligne la prévalence de cette correction.

Différences entre correction pour lunettes et correction pour lentilles #

À prestation égale, la prescription de lentilles de contact diffère sensiblement de celle pour lunettes, factuellement, pour deux raisons majeures :

  • La position du correcteur : les lunettes sont placées à environ 12 mm de l’œil, tandis que les lentilles adhèrent directement à la cornée.
  • L’ajustement des puissances : une conversion (souvent réalisée via le logiciel du fabricant, exemple Johnson & Johnson Vision Care avec Acuvue) est nécessaire car la puissance d’une lentille peut être inférieure à celle du verre pour une myopie équivalente.
  • Dimensions spécifiques : le rayon de courbure (BC) et le diamètre (DIA) sont systématiquement indiqués pour les lentilles, non pour les lunettes.

Cet écart explique que la prescription lunettes ne peut être appliquée sans conversion à l’adaptation de lentilles. Dans de nombreux cabinets, comme chez Ophtalmic Compagnie (Paris), les deux ordonnances sont remises séparément. Une mauvaise adaptation entraînerait des inconforts persistants, voire des complications sur le long terme selon les rapports de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM, juin 2024).

Pourquoi les chiffres de l’ordonnance évoluent-ils avec le temps ? #

Une ordonnance ophtalmologique, même récente, n’est jamais figée : il s’agit d’une photographie ponctuelle de l’état visuel. Nombre de facteurs, détaillés par l’Assurance Maladie en mars 2024, expliquent l’évolution des chiffres notés :

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  • Le vieillissement physiologique : entre 40 ans et 65 ans, la presbytie progresse naturellement, l’addition doit alors être rehaussée tous les 2 à 3 ans.
  • Le développement des amétropies : la myopie infantile est en forte croissance (étude Léonard de Vinci Vision Institute, février 2024 : +23% de cas chez les moins de 18 ans).
  • L’apparition de pathologies : diabète, cataracte, dégénérescences maculaires, identifiées lors du Mois de la Vision organisé par La Mutualité Française en octobre 2023.
  • La fatigue oculaire : les études menées à L’Université de Montréal confirment un impact sur la vision permanente chez 17% des travailleurs exposés plus de 8h/jour aux écrans.

Suivre et comparer la progression des valeurs entre deux ordonnances successives permet de détecter précocement des évolutions pathologiques ou des besoins d’adaptation du mode de vie. Cette démarche préventive reste d’actualité, alors que la fréquence moyenne du renouvellement des lunettes, selon GfK France, s’établit désormais à 3,2 ans.

Questions à poser à son ophtalmologiste pour tout comprendre #

Tirer pleinement bénéfice de sa prescription visuelle, c’est entretenir un dialogue actif avec des acteurs de la filière médicale : ophtalmologistes, orthoptistes, opticiens diplômés et conseillers en adaptation de lentilles. Voici les thèmes à aborder lors de vos rendez-vous, tels que recommandés par l’Association Française de l’Optique et le Syndicat National des Ophtalmologistes de France :

  • La nature précise de chaque valeur : comprendre le détail de votre myopie/hypermétropie, la spécificité d’un astigmatisme, l’évolution d’une presbytie.
  • Le rythme idéal de contrôle : le suivi varie avec l’âge, le type de correction et la présence d’antécédents familiaux.
  • Les alternatives de correction : chirurgie réfractive (LASIK, Smile Pro, PKR), port de lentilles rigides, verres spéciaux type Transitions (technologie photochromique).
  • L’impact potentiel de votre activité professionnelle sur le choix de vos verres et la protection anti-lumière bleue, désormais promue par Essilor et Hoya Vision Care.
  • Les modalités d’adaptation : période de test pour les verres progressifs ou les lentilles multifocales chez CooperVision, garantie de confort, conseils personnalisés.
  • Le remboursement par la mutuelle : les critères précis définis par la CSS (Complémentaire Santé Solidaire) et la MGEN en 2025.

Adopter une posture proactive, c’est obtenir un accompagnement sur mesure et faire prospérer sa santé visuelle à long terme. Lors du Salon SILMO Paris 2024, 87% des opticiens sondés recommandent de systématiser ce questionnement lors de tout renouvellement de prescription.

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